Pourquoi la place Edouard Rebière à Villac

  

 

Philippe Edouard Rebière est né le 20 février 1909 à Villac (Dordogne), d’un père forgeron et d’une mère au foyer. Celle-ci, très pieuse, voulait que son fils exerce la prêtrise.

Après avoir suivi les cours de l’école communale, il commence à travailler avec son père à la forge. Il fait le Tour de France et devient compagnon du Devoir à Tours. Il abandonne les Compagnons car il a l’impression d’être dans « une secte » et « le mirage de l’usine » l’attire. Il débute en 1929 comme ferreur chez Citroën où il gagne 6 francs 20 de l'heure. Il est licencié après avoir fait la grève du 1er août 1929. Il entre ensuite chez Renault comme ouvrier spécialisé tôlier et gagne 6 francs 50 (de l’heure). Il y restera jusqu’à son départ pour le service militaire qu’il effectuera à Angoulême sans trop s’y investir. Il regrettera ce manque d’intérêt en Espagne : « J’ai regretté de ne pas en connaître davantage en stratégie militaire. »


Démobilisé, il part travailler à l’usine Joyaux de Talence où il gagne 4 frs 10 de l’heure. Il est licencié pour insoumission. Après divers emplois, il retourne à Paris en janvier 1933 où il trouve une place comme ferreur, mais en juin nouveau licenciement. Après une période de chômage, en janvier 1934, il est réembauché chez Renault à l’usine O, atelier 227. C’est là qu’il va se syndiquer et adhérer le 7 mai 1934 à la cellule « Renault » du PCF. Il devient membre du Comité des usines Renault. Au mois de décembre 1934, il est licencié pour son activisme. Dès lors, toutes les portes d’usine se ferment, il ne trouve plus de travail. Il crée un comité de chômeurs dans le 16e, milite au Comité de Chômeurs de la Région parisienne. Il milite au sein du « rayon » du 16e du PCF, suit une « Ecole Régionale » de 15 jours. Ce n’est que fin décembre 1935, la Fédération des Locataires de la Région Parisienne lui proposant un emploi de « conseiller-propagandiste », au salaire de 1.350 francs, qu’il retrouve du travail. Il y restera jusqu’à son départ pour l’Espagne.

 


L’Espagne

Il embarque le 10 octobre 1936, à Marseille, sur le « Ciudad de Barcelona » qui atteint Alicante le 12. Ce premier grand convoi de volontaires arrive à Albacete, base des BI, le 14. Il est intégré à la première Brigade internationale en cours de constitution (la 11e BI) au sein du 9e Bataillon (le futur « Commune de Paris »). Le Bataillon va s’établir à La Roda pour y suivre une période d’instruction militaire. Il est nommé commissaire politique du Bataillon. Il fait partie de la délégation du 17 octobre des BI qui doit rencontrer les autorités espagnoles pour les mettre à leur disposition. Cette période d’instruction est brève car, début novembre, la 11e BI, reçoit l’ordre d’aller défendre Madrid, menacée par l’avance des troupes rebelles. Il participe aux différents combats. La première offensive sur Madrid repoussée, il prend part aux combats de la route de la Corogne. Alfred Kantorowicz, dans son journal madrilène « No pasaran ! », devant les pertes énormes de la 11e BI, décrit son attitude le soir du 8 janvier 1937 : « Ribière, le gavroche, toujours joyeux, toujours farceur, crâne comme pas un, parfait camarade, Ribière se jeta sur une chaise, prit sa figure entre ses mains et se mit à hurler. » En février 1937, il est grièvement blessé lors de la bataille du Jarama. Hospitalisé, il est rapatrié en France en mars/ avril 37. Là, il va poursuivre le combat, en s’occupant du recrutement de volontaires et en recevant ceux qui rentrent d’Espagne.

Il devient l’un des responsables du Comité International d’Aide au Peuple Espagnol (CIAPE). Il participe à la création de l’Amicale des Volontaires en Espagne Républicaine (AVER) dont il devient le secrétaire. En décembre 1937, il est élu membre suppléant au CC du PCF. En février 1938, naît son fils Pierre, dont il va s’occuper tout seul, car sa mère ne voulait pas le garder..

La Résistance

L’expérience du feu acquise en Espagne lui sera précieuse. Il va être un membre du comité militaire de l’Organisation Spéciale (OS) du PCF. A sa démobilisation, il organise à Paris et dans son sud-ouest natal les premières unités de résistance à l’invasion.

Le 21 octobre 1941, aidé par des camarades espagnols exilés, il abat un officier supérieur allemand, en plein jour, à Bordeaux. En décembre 1941, il est arrêté et torturé par les brigades spéciales, puis remis aux autorités allemandes. Emprisonné à la prison de la Santé (Paris), il est condamné à mort par un tribunal allemand siégeant à l’Hôtel Continental.

Il sera fusillé le 5 octobre 1942 à Balard. Il avait 33 ans.

Son nom a été donné à une place de son village natal et à deux rues, l'une dans le 17e arrondissement de Paris, l'autre à Garges-les-Gonesse. Une plaque est apposée au 59, rue Lagache dans le 16e (« A Pierre Rebière, enfant du 16e arrondissement… » !!!).
 

 

 

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